Catégorie : Air et Cosmos

Tous les articles Air et Cosmos traitant de Concorde


Air & Cosmos rend hommage à Jean-Marie Riche

Jean-Marie Riche est au premier plan. Derrière lui, Pierre Sparaco. © Famille Riche Jean-Marie Riche s’est éteint le 18 mars 2018 à l’âge de 97 ans. Une disparition qui ne peut laisser Air & Cosmos indifférent puisqu’il en fut l’éminent fondateur. Le magazine est né en mars 1963 sous son impulsion mais aussi celles d’Albert Ducrocq et de Jacques Morisset. ”Au début des années soixante, alors que l’industrie aérospatiale était en pleine renaissance, le manque d’un journal d’information – en langue française – sur ce secteur était ressenti dans toute la profession », écrivait Jean-Marie Riche à l’occasion du 50ème anniversaire de la création d’Air &…


Air & Cosmos – 1er Mai 1965 : 90% des équipements de Concorde seront français ou britannique

L’étude et le fabrication des équipements et systèmes de Concorde sont des facteurs déterminants de la qualité de l’appareil : de toute évidence, la réalisation d’un avion aussi avancé techniquement que peut l’être le futur transport supersonique franco-britannique exige en effet qu’il bénéficie des meilleurs équipements disponibles lors de sa mise en service, à ce correctif près qu’il ne s’agit pas tellement d’innover, mais d’utiliser au mieux des techniques connues : Concorde est en effet un avion commercial et les utilisateurs doivent pouvoir compter sur un appareil absolument au point dans tous les domaines. Comme le choix de la vitesse de croisière,…


Air & Cosmos – 6 Mars 1965 : Concorde volera dans 3 ans

Concorde volera dans trois ans exactement. Les délégués des 93 compagnies de l’IATA qui ont visité les usines de Sud-Aviation à Toulouse ont constaté que la fabrication des prototypes était effectivement commencée. Le premier vol du prototype est prévu pour le début de 1968. Le 02 volera quelques mois plus tard, les avions de présérie en 1969 et le premier avion de série au début de 1970. Dans les deux vastes bâtiments construits spécialement pour Concorde, ils ont d’ailleurs pu imaginer la taille de l’avion prévu pour transporter 120 personnes sur l’étape transatlantique. Comme l’avait souligné M. François Ragot, l’ingénieur…


Air & Cosmos – 30 Janvier 1965 : Les crédits de développement de CONCORDE

Le rapport sur les budgets civils  britanniques (Civil Appropriation Accounts) révèle que,  pour les exercices 1961-1962 à 1963-1964, les dépenses engagées par la Royal Aircraft Establishment de Farnborough en liaison avec le programme Concorde ont dépassé les prévisions dans les conditions suivantes : Exercice 1961-1962 : 197.000 Livres, soit 68% de plus que prévu, 1962-1963 : 289.000 Livres, soit 63% de plus que prévu, 1963-1965 : 337.000 Livres, soit 28% de dépassement. Pour la période de 1961-1962 à 1970-1971, il est prévu de dépenser pour les travaux d’études et de développement sur les avions de transport supersoniques : au RAE de Farnborough : 12,9 millions de…


AIR ET COSMOS – Septembre 1964 – Concorde ! Description générale (I)

Concorde ! Description générale (I) Jusqu’ici, les informations publiées sur Concorde, le transport supersonique actuellement en construction à la British Aircraft Corporation et chez Sud Aviation, ont eu un caractère fragmentaire. Les constructeurs avaient d’ailleurs le souci de ne rien dévoiler de trop précis, car si les grandes lignes de l’appareil étaient définies, les caractéristiques et performances exactes, par contre, étaient en évolution. Mais à cette session du Comité technique de l’IATA tenue à Beyrouth le 5 mai dernier, les experts des deux grands constructeurs, associés à ceux de Bristol Siddeley et de la SNECMA, exposèrent aux représentants des compagnies…


AIR ET COSMOS – Septembre 1964 – Concorde ! Description générale (II)

Concorde ! Description générale (II) Dans notre numéro du 12 septembre, nous avons publié la première partie de cette description générale de Concorde : structure, caractéristiques, installation hydraulique, système de dégivrage, commandes de vol, poste de pilotage, aménagements et performances ; voici maintenant les chapitres ayant trait aux réacteurs, au circuit de combustible, au conditionnement d’air, au système de navigation, au service aux escales et au bruit. Nos lecteurs auront pu ainsi se faire une première idée de ce que sera Concorde symbole de la coopération franco-britannique. Réacteurs – Le Concorde est propulsé par quatre réacteur Bristol Siddeley Olympus 593…


Air & Cosmos – 9 Mai 1964 – La version améliorée du Concorde

La version améliorée du Concorde Le comité technique de l’IATA, réuni en session à Beyrouth, a consacré la journée du 6 mai à entendre un groupe d’experts de Sud Aviation, de la BAC, de Bristol-Siddeley et de la SNECMA et à discuter avec eux de Concorde. Les représentants des plus grandes compagnies de transport aérien du monde ont été ainsi informés des récentes améliorations apportées à l’avion de transport supersonique franco-anglais.     La première éprouvette complète d’un tronçon du fuselage central de Concorde. Réalisée à l’usine Sud Aviation de Toulouse-Blagnac, elle participera à une série d’essais à haute et…


Air & Cosmos – 12 Mars 1964 – La propulsion pour le vol supersonique

Extraits de la conférence faite par le Dr HOOKER, directeur technique de Bristol Siddeley Engines Ltd, et Michel GARNIER, directeur technique de la SNECMA Choix du cycle moteur Le choix, pour le Concorde, d’un moteur dérivé du réacteur Olympus destiné au TSR 2 provient du fait que quatre moteurs Olympus développent la poussée désirée, et que les spécifications aérodynamiques de l’Olympus sont proches des spécifications optimales attendues des moteurs nécessaires. Le choix du cycle moteur optimal pour un avion de transport supersonique exige un compromis dans une large gamme d’impératifs de vol : on demande une haute poussée pour le…


Air & Cosmos – 10 Février 1964 : Concorde s’ébauche

Extraits de la conférence faite par Sir George EDWARDS, Président de la BAC Les performances profils en vol Comme les avions subsoniques, le Concorde dispose d’un large choix de techniques de montée, mais celles-ci se ramènent toutes en fait à un compromis entre les exigences de consommation minimale de carburant et le minimum d’intensité du bang sonique. Pour obtenir le minimum de consommation de carburant, il faudrait que l’avion monte à Mach 0.3 en partant du niveau de la mer, atteigne Mach 0.6 à 5000 ft (1500 m) puis accélère jusqu’à Mach 1.2 à 35.000 ft (11.000 m) et poursuive…


Air & Cosmos – 16 Janvier 1964 Choix d’un alliage léger pour la construction de Concorde

Par Pierre SATRE, Directeur Technique de Sud Aviation Nos lecteurs connaissent déjà les raisons pour lesquelles les techniciens français et britanniques se sont limités, pour la conception de l’avion supersonique Concorde, à un nombre de Mach de 2,2. Cette limitation permet, en partant d’une aile delta, de disposer d’une latitude importante dans le dessin de la voilure, sans altérer la finesse de croisière, et d’obtenir ainsi, sans s’éloigner des conceptions éprouvées, un bon compromis entre l’aérodynamique à basse vitesse et celle au régime supersonique d’adaptation. Il se trouve, par une coïncidence heureuse, que cette vitesse correspond également à la limite…