Catégorie : Air et Cosmos

Tous les articles Air et Cosmos traitant de Concorde


Air & Cosmos – 15 Juin 1968 : Concorde : le retard reste limité

La reprise du travail chez Sud Aviation et en particulier à Toulouse (10 juin) où se trouve le prototype 001 de Concorde lève l’hypothèque de l’ordre de vol des deux prototypes. Contrairement à ce qu’a prétendu à plusieurs reprises la presse britannique, il n’est pas question d’avantager le prototype 002 en finition à Filton, par exemple en lui livrant en priorité les derniers équipements nécessaires. En réalité, l’avance du prototype 001 sur le prototype 002 était nettement supérieure à la durée de la grève et rien ne pouvait donc justifier une telle décision, qui n’aurait d’ailleurs pu être prise que…


Air & Cosmos – Mai 1968 : Concorde à Toulouse et à Filton

Derrière celle des prototypes, la construction des avions de présérie et de la cellule d’essais statiques atteint maintenant le stade de l’assemblage des ensembles, qui commence sur les deux chaines de Toulouse et de Filton. Ci-dessous : Concorde 001 photographié à Toulouse, il y a huit semaines, lors de sa présentation au silencieux. Par rapport aux deux prototypes (001 et 002), des modifications ont été apportées au dessin de ces avions, dont le fuselage a été allongé et la cabine agrandie, et qui bénéficient d’un certain nombre d’améliorations ayant trait à l’aérodynamique, à l’installation de la pointe avant, à la…


Air & Cosmos – 11 Mai 1968 : Concorde pourrait voler en septembre

Le 1er mai 1968, Sir George Ewards, Président Général du Comité Directeur Concorde (avion) et Directeur Général de la British Aircraft Corporation, a prononcé à New York, devant les membres de la ”Society of Automotive Engineers », une conférence au cours de laquelle il a déclaré en substance à propos du premier vol de Concorde : Lorsque j’ai pris la parole l’an dernier devant l’Aéroclub de Washington, j’ai fait allusion aux critiques injustifiées qui nous ont été faites et qui avaient pour origine la trop grande publicité faite autour de la date du premier vol. J’avais alors prédit que l’échéance de…


Air & Cosmos – 23 Mars 1968 : Concorde : la fiabilité de l’Olympus

Article de Jacques MORISSET Un des éléments de base de l’économie d’exploitation du Concorde réside dans la sûreté de fonctionnement de ses quatre turboréacteurs Olympus 593, à la fabrication desquels sont associés Rolls-Royce (Bristol Engines Division) pour le moteur proprement dit (turbine à gaz), la SNECMA pour le système d’éjection (réchauffe, tuyère à section variable, silencieux, inverseur de poussée), et bien entendu les fabricants d’équipements. Cette sûreté de fonctionnement, ou fiabilité, a fait l’objet lundi dernier d’une conférence organisée à Sup’Aero par l’AFITAE. Y prirent part, en présence d’une nombreuse assistance, l’ingénieur en chef Devrièse (SNECMA) M B. G. Markham…


Air & Cosmos – 17 Février 1968 : Concorde : les essais de l’Olympus

Sur les 30.000 heures d’essais de l’Olympus 593 prévus avant l’entrée en service de Concorde (1971), plus de 2300 heures d’essais ont été réalisés au banc, tant en France qu’en Grande-Bretagne. Bien que relativement faible, ce nombre d’heures a déjà permis de franchir certaines étapes importantes dans le programme de développement du moteur. La fiabilité de l’Olympus 593, en particulier, s’est révélée supérieure aux prévisions ; le nombre de moteurs à démontrer pour inspection après essais s’est en effet avéré très inférieur à ce qui était primitivement envisagé. La plus longue durée des essais pour un seul moteur a été…


Air & Cosmos – 27 Janvier 1968 : Concorde « en retard” ?

Article de Jean-Marie RICHE L’Opinion britannique a très mal reçu un propos de M. Jean Chamant, Ministre des Transports, selon lequel les ”retards » de Concorde seraient imputables à des livraisons tardives des « moteurs britanniques” et d’équipements britanniques (les servo-commandes ont été spécifiquement mentionnés) de Concorde. Le député de Bristol a immédiatement demandé au Ministre de la Technologie des explications sur la déclaration du Ministre des Transports français. Celle-ci survenait malencontreusement à l’heure même où le gouvernement Wilson avait, d’extrême justesse, décidé d’épargner Concorde dans la vague d’économies sur les grandes options nationales de la Grande-Bretagne. Après les nouveaux téléphones (2…


Air & Cosmos – 16 Décembre 1967 : Le programme ”Concorde » est entré dans une nouvelle phase

Article de Jean de GALARD A Toulouse, haut lieu de l’aéronautique, le prototype 001 de l’avion commercial supersonique franco-britannique Concorde a fait le 11 décembre sa première sortie officielle, en présence des représentants des Gouvernements britannique et français, des plus hautes personnalités du monde de l’aéronautique de Grande-Bretagne et de France, des Présidents des quatre grandes sociétés de cellules et de moteurs chargés de sa réalisation (la BAC et Rolls-Royce/Bristol Siddeley en Grande-Bretagne, Sud Aviation et la SNECMA en France) entourés de leurs états-majors, des représentants des compagnies qui ont manifesté leur intention d’en acquérir (seize compagnies ont pris des…


Air & Cosmos – 9 Décembre 1967 : Pourquoi le vol supersonique

La réalisation du premier avion commercial à vitesse supersonique a exigé, de la part de ses constructeurs, Sud Aviation et la British Aircraft Corporation pour la cellule, la SNECMA et Rolls-Royce/Bristol Siddeley pour les moteurs, comme aussi des organismes d’Etat chargés des divers essais d’aérodynamique et de structure, de patientes études et recherches, compte tenu de la technique de pointe da laquelle relève le Concorde. Un groupe d’experts de la compagnie nationale Air France (qui a commandé comme la BOAC huit Concorde) expose ici les impératifs auxquels doit répondre l’avion de transport supersonique et, en dépit des problèmes nouveaux que…


Air & Cosmos – 9 Décembre 1967 : Spécial Concorde ; Naissance et destin de Concorde

Editorial de Jean-Marie RICHE Il est généralement admis que l’industrie aérospatiale Européenne tient les meilleures chances de percer à l’échelle mondiale lorsqu’elle choisit les créneaux de création et de fabrication dans des domaines où l’industrie américaine n’est pas encore implantée. Vers le début des années soixante, l’industrie européenne aurait pu opter pour un appareil correspondant au programme Boeing 727. Mais les techniciens et les financiers ont convaincu les politiciens qui retinrent l’avion de transport supersonique comme point d’application du premier grand effort conjoint franco-britannique. Lorsque cette décision fut prise, il ne pouvait être question d’incorporer à un avion de gros…


Air & Cosmos – 9 Décembre 1967 : Sept avions seront utilisés pour les essais

Article d Jacques MORISSET Trois années – un peu plus même – seront nécessaires à la mise au point en vol de Concorde et à l’obtention du certificat de navigabilité (CDN). Du premier vol – qui se déroulera probablement en mars prochain – à la certification de l’appareil, trente-huit mois s’écouleront en effet puisque la date visée pour la délivrance du CDN est celle du 30 juin 1971. Sept appareils seront finalement utilisés, qui auront alors, dans ce but, accumulé environ 4200 heures de vols. Il était d’abord prévu d’utiliser six appareils : les deux prototypes, les deux avions de…